Vidéosurveillance Algorithmique : La Controverse des JO 2024

Imagines ceci : tu marches tranquillement dans les rues de Paris et soudain, tu remarques que tu es surveillé par une caméra intelligente qui analyse chacun de tes mouvements. Bienvenue dans l’ère de la vidéosurveillance algorithmique, une technologie qui sera déployée pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Cette technologie, rendue légale par la loi JO 2024, va transformer nos rues en un gigantesque réseau de surveillance intelligent, comme on a pu le voir dans des œuvres de science-fiction telles que « 1984 » de George Orwell, « Minority Report » de Philip K. Dick, « Black Mirror », ou encore « Le Meilleur des Mondes » d’Aldous Huxley.

Comment fonctionne la vidéosurveillance algorithmique (VSA) ?

La vidéosurveillance algorithmique (VSA) est un système qui vise à automatiser le traitement d’images de caméras de surveillance. C’est une couche algorithmique ajoutée aux caméras « classiques » de vidéosurveillance. Les images captées par les caméras sont analysées par des algorithmes, entraînés à détecter, en temps réel, des situations prédéfinies. Marcher à contresens d’une foule aux abords d’un stade pourrait faire de vous une personne suspecte.

La France a légalisé ce dispositif dans le cadre de la loi relative aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Une première au sein de l’Union européenne. La loi, votée en procédure accélérée, indique que les « caméras augmentées » seront utilisées à titre expérimental. Mais comment définir ce qui est « normal » et ce qui ne l’est pas ?

La vidéosurveillance algorithmique soulève des enjeux nouveaux et préoccupants en matière de respect du droit à la vie privée et à la liberté d’expression. Le fait que des algorithmes analysent en direct les comportements des individus repose sur une collecte de données personnelles préoccupante. Toute surveillance dans l’espace public est une ingérence dans le droit à la vie privée. Pour être légale, une telle ingérence doit être nécessaire et proportionnée.

La VSA ouvre la boîte de Pandore de la surveillance

Légaliser la vidéosurveillance algorithmique, c’est ouvrir la voie à des technologies encore plus intrusives. Bien que cette loi soit adoptée à titre expérimental jusqu’en mars 2025, il est rare que de telles mesures soient rapidement levées. Les Jeux Olympiques ont souvent servi de prétexte pour renforcer les pouvoirs de surveillance des États, qui perdurent une fois l’événement terminé.

La prochaine étape pourrait être la reconnaissance faciale. La VSA détecte des comportements suspects, mais la reconnaissance faciale permet d’identifier des personnes en scannant leur visage et en le comparant à une base de données. Amnesty International a d’ores et déjà lancé une campagne pour alerter le public sur ces dangers.

La décision de la France d’autoriser à titre « expérimental » la surveillance assistée par intelligence artificielle pendant les Jeux Olympiques de 2024 pourrait être une étape sans retour. Ces technologies de surveillance posent de vrais risques sur nos droits humains. Garantir les libertés individuelles est crucial, et nous devons rester vigilants face à cette évolution.

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